Suite à la mort, dimanche, de Shaoyo Liu, père de famille chinoise, la communauté a fait part de son indignation en manifestant, lundi soir, à Paris. Trente-cinq personnes ont été arrêtées après des heurts avec la police. Ce mardi, Pékin a exigé de la France de garantir «la sécurité et les droits» de ses ressortissants. Depuis l’assassinat d’un couturier chinois, Zhang Chaolin, en août 2016, la population chinoise de la région parisienne a, à plusieurs reprises, fait part de son inquiétude et sa colère face à l’augmentation des agressions à son encontre. À Aubervilliers, Zhang Chaolin, couturier chinois, est violemment agressé en pleine rue par trois hommes. Une centaine de personnes se mobilise dans cette commune de Seine-Saint-Denis pour manifester leur soutien. Après cinq jours de coma, l’homme de 49 ans décède de ses blessures. Une pétition contre les agressions anti-asiatiques récolte plus de 16.000 signatures. Plus de 2000 personnes se rassemblent à nouveau à Aubervilliers pour réclamer de nouvelles mesures de sécurité pour la communauté chinoise. Valérie Pécresse se rend à Aubervilliers. Elle y rencontre des représentants de la communauté chinoise et affirme son soutien à la famille de Zhan Chaolin. La présidente de la région Île-de-France annonce également un plan de 45 millions d’euros dédiés à la sécurité pour l’ensemble de la région, précisant que c’est un devoir de «bien accueillir cette communauté car elle contribue au rayonnement de la région et de la France».